Le médecin rééducateur ou médecin de médecine physique et de réadaptation

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Les médecins rééducateurs sont souvent appelés pour prévenir les chutes et prendre en charge leurs conséquences. Première étape de son intervention : l’évaluation clinique : de la marche, des forces de la personne (quadriceps, releveurs de la pointe du pied), de la souplesse des articulations (flexion dorsale des pieds, extension de hanches et de genoux) de la station debout prolongée, yeux ouverts puis yeux fermés, de l’équilibre (tenir sur un pied plus de 5 secondes)... En fonction du diagnostic, une rééducation peut être prescrite.

On accède au médecin rééducateur sur recommandation du médecin traitant.

Cette spécialité est particulièrement recommandée pour des personnes handicapées et / ou âgées afin de récupérer des fonctions ou activités, et par voie de conséquent, pour prévenir la dépendance.


Expérience du docteur Catherine Dziri, chef de service de médecine physique et réadaptation à l’institut d’Orthopédie de Tunis.

« Ce métier implique une vraie connaissance de la vie des patients, de leurs conditions de vie, de leurs contraintes notamment financières. Un exemple : modifier des toilettes « à la turque ». Plutôt que d’installer un WC + un sur élévateur, on va conseiller de réaliser un socle en dur sous un WC traditionnel, le tout revenant bien moins cher.

Il faut s’intéresser à tous les détails de la vie quotidienne : comment les gens prient-ils ? (à genoux, c’est parfois trop douloureux, il faut convaincre que prier assis est possible, autorisé...)

Dans notre laboratoire, nous évaluons avec la personne sa marche (fluidité, équilibre, rythme, réaction à un obstacle, montée et descente de marches..). Nous pouvons prescrire de la rééducation, qui sera réévaluée avec le patient qui peut ainsi mesurer ses progrès. Dans l’hôpital, nous avons aussi mis en place un « atelier chute-équilibre » (échauffement, relevé du sol...) qui est très apprécié.

Notre rôle est aussi de former les médecins généralistes sur l’incontinence urinaire chez la femme, la rééducation en gériatrie (ce qui est possible, les activités physiques recommandées...).


Mise en ligne : septembre 2005
Dernière modification : octobre 2005