Le médecin généraliste

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Pilier du système de santé, avec la récente réforme de l’assurance maladie, le médecin généraliste est le médecin traitant : la référence médicale de chaque individu, pour une approche globale de sa santé. Son rôle est la résolution des problèmes de santé et le maintient de la santé publique.

A son cabinet ou à domicile, le médecin traitant établit un diagnostic. Il écoute le malade et l’interroge sur ses symptômes. Où a-t-il mal ? Depuis combien de temps ? Existe-t-il des antécédents familiaux ? Le médecin examine son patient avec attention, il l’ausculte, teste ses réflexes, prend sa tension... Après ce bilan, il peut prescrire des examens complémentaires (analyses de sang, radiographies...) pour affiner son diagnostic, envoyer le patient chez un confrère spécialiste. Lorsqu’il est sûr de la pathologie , le médecin effectue les soins nécessaires et peut prescrire un traitement qui prend en compte les avantages et les inconvénients . Pour chaque patient , le médecin tient à jour un dossier qui résume toutes les consultations avec les résultats des examens complémentaires et les signes particuliers repérés. Toutes les thérapeutiques qu’il conseille reposent sur les conclusions actuelles de la communauté médicale ( qu’il doit régulièrement réévaluer car, par exemple , les médicaments évoluent beaucoup).

L’activité principale du médecin est de gérer la santé de son patient dans sa globalité et en assurer la continuité . La relation du médecin généraliste avec ses patients s’inscrit donc dans la durée.

Il ne se contente pas de guérir toutes sortes de maladies. La prévention fait aussi partie de son rôle. Bilan de santé, dépistage, suivi des vaccinations : il prend en charge la santé du patient dans son ensemble.

Dans le cadre de la réforme de l’assurance maladie, toute personne devra choisir un médecin traitant qui coordonnera son parcours de soin vers des spécialistes.

Après neuf ans d’études au minimum après le bac, l’étudiant devient docteur en médecine. Il va ensuite exercer essentiellement en ville seul à son cabinet ou avec d’autres confrères regroupés. Il doit suivre une formation médicale continue obligatoire qui fait l’objet d’une validation régulière. Il peut travailler seul à son cabinet ou s’associer avec d’autre collègues, ou devenir salarié d’une structure de soin.

En savoir plus : www.sante.gouv.fr - rubrique emploi


Le point de vue du docteur Patrick de La Selle à Paris 15e

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Patrick de La Selle

« Au domicile d’une personne en situation de soins, chaque professionnel, croit qu’il doit coordonner tout le monde : médecin, infirmière, SSIAD, pharmacien... ce constat est particulièrement vrai pour les professionnels du champ médical et sanitaire. Nous nous croisons peu, les cahiers de transmission sont souvent succincts, mais chacun d’entre nous pense qu’il doit coordonner tout le monde !

Afin d’éviter les conflits de pouvoir, selon moi, il serait judicieux que ce soit un professionnel du domaine social qui coordonne l’action des intervenants au domicile. Il s’agirait de déplacer la question de la coordination sur la personne aidée elle-même associée à un “accompagnant social”. Une sorte de binôme en quelque sorte.

J’ai pour ma part testé cette idée et elle fonctionne. Un ““coursier sanitaire et social”” établit la cartographie des acteurs autour de la personne aidée : services, famille, amis, voisin. Il soutient la personne qui s’autonomise.

Le généraliste retrouve “sa vocation santé publique” et répond alors à la demande, au besoin, à sa juste place. »


Mise en ligne : septembre 2005
Dernière modification : novembre 2005