La consultation médicale

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Olivier Saint Jean, chef de service gériatrie à l’HEGP, le répète : le premier lieu de diagnostic est la consultation avec le médecin traitant.

« En une dizaine d’année, les médecins généralistes se sont formés. Plus d’un millier d’entre eux a suivi une spécialisation en gériatrie (une capacité). Pour eux, le vieillissement de la population est une réalité quotidienne. Ils sont alertés sur les pathologies possibles que peuvent cacher des pertes de mémoire, des évolutions du comportement, une chute... Les phrases bateau “ce n’est rien, vous savez c’est l’âge” s’entendent moins aujourd’hui.

Ils connaissent leur patient depuis de nombreuses années. Ils savent l’examiner, l’ausculter. Ils disposent d’une batterie de tests pour des évaluations diverses. Ils peuvent souhaiter compléter leur diagnostic en envoyant le patient vers une consultation spécialisée (dont les noms divergent : consultation gériatrique, consultation mémoire...).

L’hôpital de jour est lui aussi un lieu d’évaluation, de diagnostique, d’orientation. »

Aujourd’hui les professionnels s’accordent sur la nécessité de poser un diagnostic et le communiquer (à bon escient) au malade. Y compris pour la maladie d’Alzheimer. Les malades sont souvent soulager de mettre un mot sur des troubles. Mais le diagnostic ne peut être annoncé abruptement, sans projet de soins « de suite » : traitements éventuels, centre d’accueils, services d’aides à domicile, lieux de répits, hôpitaux de jour...

Cf. Les cahiers de la Fondation Médéric Alzheimer : diagnostiquer et accompagner les personnes aux stades précoces de la maladie.


Mise en ligne : septembre 2005
Dernière modification : octobre 2005